Découvrons Paillet

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Petite bourgade de 1200 habitants, longeant la Garonne, nous sommes fiers de son patrimoine architectural et de ses espaces naturels.

Le nom de Paillet, viendrait du moulin de la Paille, visible des voyageurs depuis la Garonne mais également des bottes de Paille en instance de départ pour la ville et évoque aussi des ‘pailettes d’or’ dans l’Artolie

Salle Polyvalente Paillet
Mairie de Paillet

Histoire

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Au milieu du XIXe siècle, la découverte de vestiges d'une villa gallo-romaine atteste l'occupation ancienne du territoire au lieu-dit Monsolin (actuel château de Paillet). En 1277, le village de Saint Hilaire de Soroa est cité dans les archives paroissiales.
Le nom de saint patron de l'église est associé à l'ancien nom du ruisseau de l'Artolie, Soroa ou Seroa. Puis le bourg devient Saint Hilaire de Paillet avant de prendre son nom actuel pendant la Révolution.

L'activité portuaire a été très intense pendant des siècles.

IVe siècle

L’église Saint-Hilaire

L'église saint Hilaire (évêque de Poitiers au IVe siècle, père de l'Eglise) conserve de sa fondation romane le chœur et l’abside semi-circulaire à l’intérieur, polygonale à l’extérieur.

Les chapiteaux sont sculptés de personnages, d'animaux et de feuillages.
A la nef furent rajoutés au XVII° siècle le bas-côté nord avec la chapelle dédiée à saint Antoine et au XIXe siècle, le bas-côté sud.

Le clocher a été édifié en 1870.
 A l’intérieur, le retable de maître-autel s'orne au centre d’une toile représentant Saint Hilaire. Ce retable est encadré par une statue de Saint Michel et une statue de la Vierge (respectivement du XIVe et XVe siècles)
 

A l'origine, le cimetière entourait l'église. S'il a été déplacé en 1856, les sépultures, ainsi que celles de l'intérieur, demeurent dans le sous-sol.

XIIe siècle

La chapelle Sainte-Catherine

Le prieuré de Saint Catherine du Désert est à l'origine un ermitage fondé par Raymond de Laubesc, abbé de la Sauve-Majeure, voulant se retirer du monde.


Son portail roman date de la fin du XIIe siècle, il a conservé son archivolte et un chapiteau. Cette chapelle abritait une statue de Sainte Catherine, et la messe y était célébrée le jour de la sainte pour la confrérie des marins.

Lors de la vente des biens nationaux durant la Révolution française, la chapelle est vendue. Depuis cette époque, elle appartient au domaine privé.

XVIIe siècle

Le Château de Paillet

Le château de Paillet ou château Manselin date du XVIIe siècle. Pietro Paolo, officier du duc d'Epernon, se retire à Paillet en 1692.

Ce château passe ensuite entre les mains de différentes familles. Il reste habité jusqu'aux années 1970. Aujourd'hui, il appartient à un négociant de vin.

1877

La Mairie

En 1877, la commune décide d'acheter un terrain sur lequel sera construit l'immeuble mairie-école actuel. En 1883, la place publique est baptisée place Gambetta.


Une construction d'une halle (actuelle cantine)est ensuite décidée car à la suite de la crise du phylloxéra, les cultures maraîchères, et en particulier les petits pois, sont devenus les seuls moyens de subsistance des agriculteurs.

La Motte de Paillet

La carte cadastrale de la commune de Paillet signale sur la rive gauche du ruisseau de Laubés, qui descend des hauteurs de Cardan, un lieu appelé La Motte.

C’est un promontoire aux pentes abruptes qui s’avance résolument dans le vallon.
L’extrémité de ce promontoire est isolée au moyen d’un large fossé et constitue une ferté du Moyen Age.

Elle affecte une forme rectangulaire mais elle n’est pas intéressante parce qu’elle a conservé sa forme que d’un côté, ne rappelle aucun souvenir historique et ne présente aucune trace de constructions.


XIXᵉ siècle

Le port de Paillet

Depuis l’Antiquité, les rives de la Garonne comptaient de nombreux ports. Au XIXᵉ siècle, le fleuve est aménagé pour devenir navigable, entraînant la construction de cales en pierre encore visibles aujourd’hui.

Le commerce concernait principalement le vin, les pierres, les légumes, mais aussi le froment, le chanvre et le lin.

La barque présente sur le placeau, au bout de la Grand-Rue (aujourd’hui rue du Vieux Port), est une barque typique de la Garonne. Elle servait à la pêche, aux déplacements lors des inondations et au transport de denrées. Elle a notamment été utilisée lors de la crue de 1981.

Dans les années 1980, on pêchait encore des anguilles, des aloses et des lamproies au port de Paillet. Le dernier pêcheur a cessé son activité en 2014.

Naviguer demandait force et savoir-faire : manier les avirons, « godiller », réaliser des nœuds et des épissures, mais aussi maîtriser l’arrimage, essentiel à la stabilité des barques et des gabares. Ces techniques s’apprenaient au fil de nombreuses années de pratique.

XIXᵉ siècle

Le lavoir

Le lavoir Fond d’Arlan, renvoi les eaux de cette source le long de cette rue du même nom, passe sous la D10, rejoint « la grande rue » (future rue du vieux port), puis les eaux sont emmenées par un réseau d’eaux pluviales vers la petite rivière le long de l’île de Raymond et enfin la Garonne.

Description : L’eau de la source est captée puis dirigée vers un bassin lavoir qui était utilisé par les habitants jusque dans les années 1960 environ.

Ce lavoir est composé : D’un toit à deux pentes avec une charpente en bois et des tuiles. D’une rambarde, D’une margelle servant de pierre à laver : pierre basse inclinée vers l’eau qui le borde.

Les femmes, à genoux dans une sorte de bac en bois, le « garde genoux », jetaient le linge dans l'eau, le tordaient en le pliant plusieurs fois, et le battaient avec un battoir en bois sur la pierre afin de l'essorer le plus possible.

En général, une solide barre de bois horizontale permettait de stocker le linge essoré avant le retour pénible en hotte, brouette, carriole ou charrette vers le lieu de séchage.

Les abords du bassin étaient pavés afin que les lieux soient aisés à nettoyer, une rénovation a remplacé les pierres initiales.

Histoire : A la fin du XVIII ème les communes se munissent de bassins situés au bas d'une prairie, en contrebas d'une source ou d'une fontaine.

Vu la facture actuelle du lavoir, nous pensons que sa construction date du 19eme siècle.

En 2024, une fuite importante au niveau de la D10 du conduit qui descend de ce lavoir vers la « grande rue », (aujourd’hui rue du vieux port) a contraint la municipalité à entreprendre des travaux d’envergure pour canaliser la descente des eaux du lavoir.

Il a été constaté qu’une maçonnerie importante se trouvait sous la Départementale 10 et avait cédée suite au passage intempestif des voitures et des camions, depuis de nombreuses années.

Cette maçonnerie composée de gros blocs de pierre taillées à mis à jour une sorte de canal empierré qui devait certainement descendre jusqu’à l’autre lavoir situé en bout de la grande rue vers la Garonne.

Les pins francs

Ces pins francs (4 grands à l'origine) ont vraisemblablement été plantés au XVIIe siècle pour signaler la présence d'un lieu d'acceuil pour les protestants, peut-être situé au Château de Paillet.

Malheureusement, l'année 2009 a vu disparaître le dernier de ces grands pins francs, symboles de la commune.

Chroniques Pailletonnes

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Ce document a été réalisé par Madame Lamarque Marie-Madeleine et Madame Lucienne Dumont deux anciennes habitantes de Paillet dans les années 1980, pendant le mandat de M. Desthèves.

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7 Place Gambetta 33550 PAILLET

Lundi et Jeudi  : 09h-12h / 13h-16h

Mme le Maire est disponible tous les matins sur RDV.

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